Vous signez un contrat ou une promesse d'engagement
Le permis G est lié à un emploi. Le canton de Genève précise qu'il n'est pas possible d'obtenir un permis pour faciliter une recherche d'emploi : il faut d'abord un employeur.
Le permis G permet de travailler en Suisse tout en gardant son domicile dans un pays de l'Union européenne ou de l'AELE. Ce guide reprend les règles publiées par le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) et par les cantons de Genève et de Vaud : conditions, démarches, durée de validité, changement d'emploi et fin de contrat.
Publié le 28 septembre 2026
Le permis G, appelé officiellement autorisation frontalière et souvent surnommé permis frontalier suisse, concerne les personnes qui travaillent en Suisse mais vivent dans un autre pays. Pour les ressortissants de l'Union européenne et de l'AELE, le SEM définit les frontaliers comme des personnes qui résident dans un État de l'UE ou de l'AELE, travaillent en Suisse comme salariés ou indépendants, et retournent à leur domicile principal à l'étranger en principe chaque jour, ou au moins une fois par semaine.
Le permis G n'est pas un titre de séjour : il ne permet pas de s'installer en Suisse. Il autorise une activité professionnelle. Si vous déménagez en Suisse, c'est une autre autorisation qui s'applique.
Ce guide concerne les ressortissants de l'UE et de l'AELE, donc la plupart des frontaliers qui vivent en France. Les règles sont différentes pour les ressortissants d'autres pays : renseignez-vous directement auprès du canton où vous travaillerez.
La fiche du SEM sur les frontaliers et la page du canton de Genève retiennent les mêmes conditions de base.
Votre domicile principal doit se trouver dans un État membre de l'UE ou de l'AELE. Il n'est plus nécessaire d'habiter dans une zone frontalière : le SEM précise que ces zones ont été supprimées.
Vous devez retourner à votre domicile à l'étranger en principe chaque jour, ou au moins une fois par semaine. Vous pouvez donc dormir en Suisse en semaine ; le canton de Vaud pose alors comme condition de s'annoncer auprès de la commune de résidence.
Être salarié d'un employeur en Suisse, ou indépendant avec le siège de son entreprise en Suisse. Le permis G ouvre la mobilité professionnelle et géographique dans toute la Suisse.
La demande se dépose dans le canton où l'activité est exercée, pas dans celui du siège de l'entreprise. Voici le déroulé type, d'après les pages officielles de Genève et de Vaud.
Le permis G est lié à un emploi. Le canton de Genève précise qu'il n'est pas possible d'obtenir un permis pour faciliter une recherche d'emploi : il faut d'abord un employeur.
Selon le canton, la démarche est faite par l'employeur ou par le travailleur. À Genève, elle se fait en ligne auprès de l'office cantonal de la population, depuis un compte personnel ou un compte employeur. Dans le canton de Vaud, elle passe par un formulaire en ligne adressé au Service de la population.
Genève et Vaud indiquent que l'activité peut commencer dès le dépôt d'une demande complète. Vérifiez la règle du canton concerné avant votre premier jour.
À Genève comme dans le canton de Vaud, l'autorisation est envoyée à l'employeur, qui la transmet au salarié. Dans le canton de Vaud, un passage au Centre de biométrie de Lausanne peut être demandé ; la convocation arrive aussi par l'employeur.
Règles fédérales publiées par le SEM pour les frontaliers UE/AELE.
| Situation | Autorisation | Précision |
|---|---|---|
| Activité de 3 mois au plus par année civile | Pas d'autorisation, mais une procédure d'annonce en ligne | Aucun permis G n'est délivré dans ce cas |
| Contrat de plus de 3 mois et de moins d'un an | Permis G valable pour la durée du contrat | Prolongeable si l'engagement est renouvelé |
| Contrat d'un an ou plus, ou contrat à durée indéterminée | Permis G valable 5 ans | Renouvelable ; le nom de l'employeur figure sur le permis |
| Activité indépendante, entreprise en Suisse | Permis G valable 5 ans | À condition de prouver l'exercice effectif de l'activité |
Sources : SEM, permis G UE/AELE et fiche du SEM sur les frontaliers.
Le permis G donne droit à la mobilité professionnelle, mais il est rattaché à un employeur. Changer d'emploi ne demande pas de repartir de zéro : il faut annoncer le changement pour que l'autorisation soit mise à jour. À Genève, le changement d'employeur se déclare en ligne, dans un délai de 14 jours, avec le nouveau contrat et un document de fin des rapports de service remis par l'ancien employeur. Dans le canton de Vaud, un nouveau permis est émis à chaque changement d'employeur.
À la fin du contrat, la cessation d'activité doit aussi être annoncée. Genève demande de l'annoncer dans un délai de 14 jours ; dans le canton de Vaud, c'est l'entreprise qui la signale au Service de la population. Rappel : un permis G ne s'obtient pas pour chercher un emploi, il suit toujours un engagement.
En cas de chômage, le SEM indique qu'en principe le frontalier a droit aux prestations de l'assurance-chômage de son pays de domicile, donc en France pour un frontalier qui y réside.
Le permis G règle le droit de travailler. L'imposition du salaire, elle, dépend du canton où vous travaillez et des accords fiscaux entre la France et la Suisse, avec des conditions qui ne sont pas les mêmes que pour le permis.
Selon impots.gouv.fr, un résident français qui travaille à Genève, ou dans un canton non couvert par l'accord frontalier franco-suisse, est en principe imposé en Suisse. Pour les cantons de Vaud, Valais, Neuchâtel, Jura, Berne, Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Soleure, le salaire est en principe imposé en France, sous conditions : il faut notamment rentrer en France chaque jour, et un nombre limité de nuits passées en Suisse est toléré. Lorsque le salaire est imposé en Suisse, l'impôt est en général retenu à la source par l'employeur, comme l'explique ch.ch.
Pour votre situation personnelle, consultez la page Je suis frontalier franco-suisse de l'administration fiscale française et le service des impôts du canton concerné. Côté assurance maladie, la fiche du SEM rappelle qu'en principe le frontalier est affilié en Suisse, avec des exceptions à vérifier.
Comme le permis G suit l'embauche, votre recherche commence sans lui. Dans votre CV, indiquez simplement « permis G à demander à l'embauche » et précisez votre lieu de résidence : les recruteurs suisses y sont habitués. Les usages de présentation sont détaillés dans notre guide du CV suisse.
NexJob consulte chaque jour les offres de jobs.ch et jobup et prépare pour chacune un CV et une lettre adaptés, que vous relisez avant l'envoi. Voir la page frontaliers en Suisse, ou l'ensemble des pays frontaliers couverts.
Non. Pour un salarié, le permis G est lié à un emploi en Suisse : il faut un contrat ou une attestation d'engagement. Le canton de Genève précise qu'il n'est pas possible d'obtenir un permis frontalier pour faciliter une recherche d'emploi.
Le délai dépend du canton, en général plusieurs semaines. Genève et Vaud indiquent toutefois que l'activité peut commencer dès le dépôt d'une demande complète, sans attendre la délivrance du permis.
Oui, tant que vous retournez à votre domicile à l'étranger au moins une fois par semaine. Le canton de Vaud demande dans ce cas de s'annoncer auprès de la commune de résidence. Attention : le régime fiscal peut dépendre du nombre de nuits passées en Suisse.
Oui. Pour les ressortissants de l'UE et de l'AELE, le permis G donne droit à la mobilité professionnelle et géographique dans toute la Suisse. Un changement d'employeur doit en revanche être annoncé au canton.
Non. Une activité de trois mois au plus par année civile n'est pas soumise à autorisation, mais à une procédure d'annonce en ligne, selon le SEM.
Gratuit, sans carte bancaire, ouverture par vagues dans l'ordre d'inscription.